vendredi 20 octobre 2017

Weinstein, onde de choc pour un progrès social, ou simple "distraction" des masses ?

Harvey Weinstein... Comme DSK... "Tout le monde savait". Sauf qu'avec tant de silences complices et tant de préférences pour sauvegarder sa carrière et ses affaires, ces comportements méprisants pour les femmes en cause ont perduré
Commence peut-être, enfin, une révolte contre l'hypersexualisation occidentale de notre environnement publicitaire, médiatique, social ?  
Car tout ceci est bien le résultat d'un laisser-faire ! Pornographie et suggestions à connotation sexuelle à tout vent, invitation permanente à "se lâcher", à envoyer par-dessus bord toute contrainte et toute limite, à l'école, dans les médias, dans les milieux professionnels, et même la création artistique financée par l'argent public ... le pouvoir et l'argent façonnent !
Au-delà de la vindicte populaire, et de l'hypocrisie de certains aujourd'hui, au-delà du travail à accomplir par les juges, les geôliers, les ré-éducateurs, les psychologues et l'assistance aux victimes, quelle action d'ordre politique pour corriger cette ambiance sociale pathogène ? Peu de responsables politiques en France (mais Jean-Frédéric Poisson) osent prendre le taureau par les cornes, pourquoi ?? Parce que la pornographie est un moyen d'asservir le peuple ?
Redéfinir ce qu'est la morale publique, redéfinir ce que sont les "bonnes mœurs" au XXI ème siècle pour être capable de dire ce qu'est une atteinte aux bonnes mœurs, redéfinir ce qu'est un "mineur" pour considérer en quoi on doit le protéger, oser admettre qu'il n'y a généralement pas d'égalité de force physique entre femmes et hommes et partager un guide de bonnes pratiques... Et oser censurer ce qui peut passer pour une incitation à l'abus, dans les discours mais surtout dans les films, portraits... Stop à la complicité, la liberté a des limites. Mr le Président de la République française, osez faire quelque chose

dimanche 8 octobre 2017

Ste Anne d'Auray, ou le rendez-vous manqué de l'agriculture

Ce dimanche d'octobre, pour la troisième année consécutive, les familles et les proches touchés par le suicide d'un agriculteur étaient invitées à Ste Anne d'Auray (Morbihan). Jacques Jeffredo, ancien agriculteur et maraîcher, est à l'initiative de cette journée de réconfort, de partage, de prière, de recherche de solution.
Quel paradoxe étrange : il y a ces mobilisations comme ici à Loudéac, ces évènements à retentissement international comme le Salon de l'Agriculture ou le Space, et puis le silence, la mort, la honte, quand un, deux, trois cent soixante ... agriculteurs se suicident en une année. Témoignages émouvants. Et qui se préoccupe de prévention, et de l'accompagnement des situations des familles ensuite ?
Il eut été heureux que des responsables politiques, syndicaux, médiatiques, économiques, se sentent concernés par ce phénomène : à la table ronde le Ministre de l'Agriculture Stéphane Travert ? les parlementaires ? Seul le député local était présent, merci Jimmy Pahun, qui a passé toute la journée et écouté. Seul un syndicat était présent, seuls deux médias mais pas les grands journaux agricoles. Seul Arash Derambarsh, catalyseur du refus du gaspillage alimentaire et élu municipal en région parisienne, seul un parti politique représenté par sa Secrétaire générale ... Consommateurs, voisins, écologistes, décideurs, professionnels dans les organismes partenaires des agriculteurs : redevenons humains ! (Ici un compte-rendu des propositions lors de la table ronde)

jeudi 7 septembre 2017

Après le temps du désert, l'oasis pour repartir


L'été, les vacances, les universités d'été, la rentrée, c'est fini. Car enfin, tandis que certains jonglaient avec la fierté et la surprise d'avoir été élus, que d'autres digéraient péniblement leur défaite ou décrivaient le roman de leur arrivée dans le monde réel, quelques-uns ont accéléré et préparé la suite.
Première étape : reconnaître que les Français sont lassés et aspirent à plus de liberté pour agir.
Deuxième étape : prendre le temps de les rencontrer hors réunions ; effectuer quelques rencontres discrètes pour préparer une offre politique partagée, conservatrice et moderne.
Troisième étape : entraîner avec enthousiasme.
Les querelles d'egos peuvent amuser ; elles exaspèrent aussi. 
Détruits par l'ouragan électoral de 2017, les grands partis devront peut-être se résoudre à voir leurs adhérents s'intéresser à des projets plus précis, plus audacieux ... des résistants.

lundi 19 juin 2017

L'homme à abattre

Jean-Frédéric Poisson
Jean-Paul Delevoye a eu lui-même tous les mandats (parlementaire, ministre, maire, médiateur de la République, président du Conseil Economique et Social...) ; RPR, puis UMP, il a rejoint Emmanuel Macron il y a quelques mois pour devenir l'artisan des investitures "En Marche" pour les législatives.
Il est, à 70 ans, le faiseur de rois qui a réussi presque partout.
Il avait bien l'intention de "dégommer" le symbole insupportable, le porte-parole de nombreux sans-voix, le réaliste de la démocratie chrétienne française. Il a investi en face de Jean-Frédéric Poisson, président du Parti chrétien-démocrate, un joli minois de 30 ans sans convictions, pouvant convenir facilement à tous. Et l'étiquette là encore a suffi : avec 36% des suffrages, la voix de Poisson ne résonnera plus dans l'hémicycle ni dans les commissions et tant de lieux où il s'était investi pour notre pays. 
La gagnante théorise sa victoire : "Deux choix de société, de corpus de valeurs étaient proposés ; les électeurs ont fait le choix de l'ouverture, du progrès, du renouvellement". Ces trois mots signifient-ils un meilleur partage de la terre, une plus grande justice, une plus grande attention aux personnes vulnérables ?
Et l'homme qui était à abattre annonce : "Je demeure ce que je suis, un homme libre, engagé dans son territoire, sans aucun affaissement de mes exigences et de mes convictions"
Des hommes et des femmes se sont levés avec lui en France pour cette élection législative : demain se construira avec eux, aussi, et d'une façon nouvelle