lundi 19 juin 2017

L'homme à abattre

Jean-Frédéric Poisson
Jean-Paul Delevoye a eu lui-même tous les mandats (parlementaire, ministre, maire, médiateur de la République, président du Conseil Economique et Social...) ; RPR, puis UMP, il a rejoint Emmanuel Macron il y a quelques mois pour devenir l'artisan des investitures "En Marche" pour les législatives.
Il est, à 70 ans, le faiseur de rois qui a réussi presque partout.
Il avait bien l'intention de "dégommer" le symbole insupportable, le porte-parole de nombreux sans-voix, le réaliste de la démocratie chrétienne française. Il a investi en face de Jean-Frédéric Poisson, président du Parti chrétien-démocrate, un joli minois de 30 ans sans convictions, pouvant convenir facilement à tous. Et l'étiquette là encore a suffi : avec 36% des suffrages, la voix de Poisson ne résonnera plus dans l'hémicycle ni dans les commissions et tant de lieux où il s'était investi pour notre pays. 
La gagnante théorise sa victoire : "Deux choix de société, de corpus de valeurs étaient proposés ; les électeurs ont fait le choix de l'ouverture, du progrès, du renouvellement". Ces trois mots signifient-ils un meilleur partage de la terre, une plus grande justice, une plus grande attention aux personnes vulnérables ?
Et l'homme qui était à abattre annonce : "Je demeure ce que je suis, un homme libre, engagé dans son territoire, sans aucun affaissement de mes exigences et de mes convictions"
Des hommes et des femmes se sont levés avec lui en France pour cette élection législative : demain se construira avec eux, aussi, et d'une façon nouvelle

mercredi 14 juin 2017

Extinction de voix ?

"Extinction de voix, que faire ?". Voici le sujet de l'épreuve, non pas du bac, non pas du concours de médecine, mais de la France... 15% des inscrits* sur les listes électorales vont désormais décider pour 67 millions de Français : 24 millions d'électeurs ont perdu leur voix. Faut-il que toutes les voix s'éteignent ? Il reste jusqu'à dimanche celle de Jean-Frédéric Poisson, menacé lui aussi par le tsunami "dégagiste". Nos concitoyens ont été tant gavés d'informations politiques, d'affaires, de dégoût face au manque d'exemplarité et de dignité, qu'ils jettent le bébé avec l'eau du bain, les bons avec les indignes.
Ceux qui peuvent aider ce député des Yvelines à résister pour continuer à servir la France, qu'ils le fassent !
* soit 6 millions qui ont voté pour REM au 1er tour des législatives

jeudi 8 juin 2017

PCD : quel avenir voulons-nous offrir à nos enfants ?

On nous demande ce qui nous distingue des autres candidats, des autres partis politiques. La réponse la plus respectueuse ? C'est dire que notre action politique s'inscrit dans un cadre précis :
  1. Nous reconnaissons qu'il existe un ordre naturel (l'homme dans sa réalité multiple, qui vit en société, sur une planète dont il hérite ...) , et que notre responsabilité politique, c'est d'organiser la vie collective dans un cadre plus ou moins vaste, comprenant des hommes unis par une histoire, des traditions, des intérêts communs.
  2. Ceux qui accèdent à ces responsabilités doivent être animés d'un désir de servir, et d'une conscience aiguë du bien commun : car chacun s'occupe généralement de son intérêt propre, mais il faut des personnes qui s'occupent du bien du groupe (collectivité locale, pays)
  3. La mise en musique de cette intention passe par la connaissance des réalités locales, l'intelligence partagée, la discussion et les arbitrages. Et les critères d'arbitrage s'appellent : protection de l'homme (sa vie, sa dignité, avec une attention particulière aux plus vulnérables ou pauvres), justice, vigilance sur notre environnement naturel, destination universelle des biens ... 
  4. Bref, le Parti chrétien-démocrate offre à la fois une référence claire et une vision d'avenir qui ne se prête pas à la girouette : on trouvera ici une brochure récapitulative, et dans l'attitude de son président Jean-Frédéric Poisson l'illustration de ce que nous souhaitons devenir

jeudi 11 mai 2017

PCD : les raisons du pluriel aux législatives

Une nouvelle candidature a été déclarée en Ille-et-Vilaine, la mienne. Isabelle Le Callennec, députée sortante, a selon nous, bien représenté la circonscription pendant 5 ans, et sa ligne de conduite personnelle est proche de celle que nous souhaitons tenir.
Ce parti n'a pas eu la sagesse de conclure un accord législatif avec le PCD. Il en a pourtant eu la possibilité jusqu'à ce mardi 9 mai (cf la 1ère circonscription de Vannes où un changement était possible). Sur sa liste nationale des investis, là où est écrit "réservée", comprendre "UDI". LR a choisi ce partenaire au profit duquel il a retiré son investiture à Xavier Lemoine, maire de Montfermeil, vice-président du PCD ; il ne réagit pas à la candidature du vice-président de l'UDI78 face à celui dont il a pourtant confirmé l'investiture, Jean-Frédéric Poisson, le député des Yvelines et président du Parti chrétien-démocrate.
Le PCD est donc quantité négligeable ? Les électeurs décideront.
Cette candidature est une chance, celle d'une pluralité à droite ! Pluralité n'est pas division. N'ayons pas l'illusion de créer une "majorité" à l'Assemblée sans consulter les Français en juin. Le bouleversement politique apporté par l'élection présidentielle, les renoncements programmatiques des alliés traditionnels ces derniers jours, écartent de facto les électeurs plus exigeants. Nous nous adressons à ceux-là. Il est naturel de leur offrir cette chance : choisir librement au 1er tour un projet non écorné, compréhensible, prévisible.
Ensuite, nous prendrons nos responsabilités, pour l'amour de la France
(photo : fin de réunion de travail des candidats avec Jean-Frédéric Poisson)