jeudi 11 mai 2017

PCD : les raisons du pluriel aux législatives

Une nouvelle candidature a été déclarée en Ille-et-Vilaine, la mienne. Isabelle Le Callennec, députée sortante, a selon nous, bien représenté la circonscription pendant 5 ans, et sa ligne de conduite personnelle est proche de celle que nous souhaitons tenir.
Ce parti n'a pas eu la sagesse de conclure un accord législatif avec le PCD. Il en a pourtant eu la possibilité jusqu'à ce mardi 9 mai (cf la 1ère circonscription de Vannes où un changement était possible). Sur sa liste nationale des investis, là où est écrit "réservée", comprendre "UDI". LR a choisi ce partenaire au profit duquel il a retiré son investiture à Xavier Lemoine, maire de Montfermeil, vice-président du PCD ; il ne réagit pas à la candidature du vice-président de l'UDI78 face à celui dont il a pourtant confirmé l'investiture, Jean-Frédéric Poisson, le député des Yvelines et président du Parti chrétien-démocrate.
Le PCD est donc quantité négligeable ? Les électeurs décideront.
Cette candidature est une chance, celle d'une pluralité à droite ! Pluralité n'est pas division. N'ayons pas l'illusion de créer une "majorité" à l'Assemblée sans consulter les Français en juin. Le bouleversement politique apporté par l'élection présidentielle, les renoncements programmatiques des alliés traditionnels ces derniers jours, écartent de facto les électeurs plus exigeants. Nous nous adressons à ceux-là. Il est naturel de leur offrir cette chance : choisir librement au 1er tour un projet non écorné, compréhensible, prévisible.
Ensuite, nous prendrons nos responsabilités, pour l'amour de la France
(photo : fin de réunion de travail des candidats avec Jean-Frédéric Poisson)

lundi 8 mai 2017

Le Roy est mort, vive le Roy ?


COMMUNIQUE : Je félicite le nouveau Président de la République pour son élection, et je lui souhaite de faire réussir la France : personne ne peut souhaiter que notre pays aille plus mal. Le passage du septennat au quinquennat, contrairement à ce qu’avaient imaginé certains, n’aura décidément pas aidé au renouvellement des institutions. Car la majorité législative n’ira pas de soi : il faut prévenir les Français de la désillusion à venir, car le mouvement En Marche ne va pas tout renouveler.
16 millions d’électeurs ont fait de la résistance en mettant un bulletin blanc ou fantaisiste dans l’urne, ou en n’allant pas voter. Et 20 millions ont élu Emmanuel Macron (8 millions au 1er tour). Le réalisme de ces chiffres fait espérer que le nouveau Président de la République gardera la modestie dont il a fait preuve ce 7 mai au soir.
Les responsables de gauche, et de droite, appellent maintenant à créer à l’Assemblée une majorité « de gauche » ou une majorité « de droite », restant ainsi dans l’ancien système. Mais ce que les Français n’ont pas trouvé dans les candidats du 2nd tour, c’est leur besoin de protection, d’oxygène, de liberté, de culture !
J’appelle à la liberté au 1er tour de l’élection législative, avant la discussion sur les projets pour le 2nd tour : de nombreux candidats du PCD/divers droite (une quinzaine en Bretagne) sont dans les startings-blocks pour le 11 juin, avec une plateforme législative claire, « Pour l’amour de la France ». C’est une plateforme qui n’a pas été rédigée à la va-vite, en fonction de ralliements et d’intérêts divers. 
Ces nouveaux députés contribueront à la réussite de la France en s'opposant à ce qui paraîtra contraire au bien commun, en votant pour ce qui semblera bon pour le pays

mardi 2 mai 2017

Déclaration d'avant second tour

En ces temps fébriles d'aveuglement volontaire, de tentatives d'intimidation, de culpabilisation, de manipulation, d'hystérie même chez certains, je tiens à affirmer ceci :
Le groupe cagoulé, entraîné, très organisé, qui a semé la violence et la haine lundi 1er mai à Paris, sévira sans doute encore. Les manifestations de mécontentement après le résultat du premier tour aussi après le second. L'état d'urgence sous M. Macron ou sa concurrente n'empêchera rien hélas.
J'aime mon pays.
Je travaillerai avec ceux qui l'aiment.
Mes manches sont déjà retroussées et mon cœur ouvert.
Merci à Thibaut le périgourdin, dit Tibz, pour sa chanson Nation

lundi 24 avril 2017

Macron : c'est non

L'alliance de façade entre "la droite et le centre" dans les récents scrutins bretons est tombée au fond du ravin : il n'y avait pas de centre, il n'y avait plus de droite !
François Fillon a été lâché, son projet dérangeait, le mirage Macron brillait
Face au duel du 2nd tour, le Parti chrétien démocrate considère que choisir entre la France bloquée de Marine Le Pen et la France dérégulée d'Emmanuel Macron, est un choix impossible : ces deux projets renieront de la même façon le modèle et la tradition de la France. C'est pourquoi il ne soutiendra ni l'un ni l'autre de ces candidats, et invite les électeurs à voter en leur conscience le 7 mai, sans se soumettre à aucune pression ou chantage moral.
Pour le PCD, la présidentielle est finie. Le ralliement sans concertation, sans condition, sans discussion, par F. Fillon et de nombreux ténors à E. Macron dès le soir du 1er tour est incompréhensible.
Le ralliement empressé à E. Macron de candidats LR aux législatives d'Ille-et-Vilaine, tels le juppéiste Bertrand Plouvier ou les anciens soutiens de Bruno Lemaire, Amélie Dhalluin ou Gilles Lurton, est un signe inquiétant de survivance des courants contradictoires exprimés lors de la "primaire ouverte", cette funeste exigence d'Alain Juppé en 2016.
Désormais, grâce au PCD, les électeurs de droite peuvent se préparer à voter aux législatives pour des candidats "de droite", et non "de droite et du centre" sur presque toutes les circonscriptions d'Ille-et-Vilaine. Ils défendront la protection de la dignité humaine à chaque étape de la vie, le réalisme économique et la juste répartition des richesses, la défense des corps intermédiaires et des solidarités naturelles, la valorisation du dialogue social, la possibilité de vivre dans un environnement sain, la défense de la vocation culturelle et sociale de l'Europe.
Ce sera le troisième tour de cette année électorale, il permettra de construire à l'Assemblée nationale un groupe de résistance au libéralisme libertaire, pour l'avenir de nos enfants.